Quoi qu’en disent les Flamands, Bruxelles n’est pas la capitale de la Flandre !

Le samedi 11 octobre 2008 Bookmark and Share

Le samedi 11 octobre 2008

Depuis le début des années 80, les gouvernements flamands qui se sont succédé ont toujours affirmé que Bruxelles est la capitale de la Flandre.

Bon nombre de Francophones, bruxellois et wallons, sont convaincus de cette allégation mensongère, basée sur de faux postulats et résultant d’amalgames trompeurs…

1.1. Le Conseil d’Etat l’a dit : Bruxelles n’est pas la capitale de la Flandre. L’installation de Bruxelles comme capitale de la Flandre est contraire à la Constitution.

En 1983, le Conseil d’Etat a été saisi d’une demande d’avis émanant du président du Parlement flamand de l’époque concernant un projet de décret « relatif au choix de Bruxelles comme capitale de la Communauté flamande ».

Qu’a dit le Conseil d’Etat ?

- Les Communautés ne sont pas compétentes pour choisir une capitale.
- Le projet de décret distingue le choix de la capitale, que la Communauté flamande estime de nature symbolique et politique, du choix du siège des institutions.
Or, le Conseil d’Etat relève que la Communauté flamande souhaite une capitale où le siège des institutions (pouvoirs législatif et exécutif) est également établi.

Le Conseil d’Etat rejette donc pour motif d’incompétence de la Communauté flamande le choix de celle-ci d’installer Bruxelles comme capitale.

Le FDF n’a de cesse de rappeler cette évidence : la Flandre a passé outre un avis du Conseil d’Etat et s’est installée à Bruxelles de manière anticonstitutionnelle.

De cet avis, en effet, la Flandre n’en a eu cure puisqu’elle a adopté son décret, le 6 mars 1984, et a depuis développé une politique d’occupation progressive et stratégique de la ville-région en y installant institutions et administrations, voire des entreprises fleurons.

Elle a en outre choisi des endroits symboliques et chargés d’histoire du centre-ville (place des Martyrs pour le siège du Gouvernement flamand, rue de Louvain derrière la rue de la Loi pour le siège du parlement), et opté pour des zones de développement économique situées à proximité des gares et des voies d’accès à la capitale (principalement le quartier Nord, ainsi le ministère de la Communauté flamande, sur le boulevard Albert II, à proximité du WTC, près de la gare du Nord, la plus grande banque flamande la KBC, avenue du Port, à proximité du boulevard Léopold II).

1.2. Sur le plan de la réalité démographique, Bruxelles n’est pas une ville flamande

La Flandre a beau jeu de présenter toujours Bruxelles comme une ville historiquement flamande.

Ce qui était peut-être vrai lors de la création de l’Etat belge (en 1830, Bruxelles comptait alors environ 100.000 habitants) n’a plus aucune signification à l’aube du XXIème siècle : aujourd’hui, les statistiques (électorales, fiscales, administratives par les actes de l’état civil ou les demandes d’immatriculation des véhicules) issues de questions de nos parlementaires, qui présentent une réalité objective de la réalité socio-linguistique de la ville-Région, à défaut d’un recensement linguistique refusé d’ailleurs par les … Flamands depuis 1960, l’attestent à l’envi : la population flamande représente à peine 10% de la population d’une ville-région qui compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants.

A cet égard, les politiques flamandes, menées notamment au niveau du logement visant à attirer des néerlandophones en région bruxelloise, ont échoué, ceux-ci témoignant toujours d’une relation amour-haine envers Bruxelles.

Or, la Flandre ne reconnaît nullement cette évidence : bien au contraire, elle prend appui sur le fait que Bruxelles est une ville multiculturelle pour réduire la population francophone très largement majoritaire à une minorité linguistique parmi d’autres…

Morceaux choisis de la déclaration du Gouvernement flamand de juillet 2004 :
« La région Bruxelles-Capitale connaît une grande diversité culturelle »
« Nous manipulons (sic) la norme de 30% à l’égard de Bruxelles, ce qui veut dire que nous estimons que notre public cible correspond à 300.000 Bruxellois (…) Tous les ans, nous évaluons l’autorisation d’engagement du Vlaams-Brusselsfonds en fonction de cette norme. Ainsi, nous renforçons la présence flamande à Bruxelles par la qualité et la quantité des institutions flamandes(…) ».

Voici quelques statistiques indubitables sur la réalité francophone de Bruxelles, qui démontre que la région ne compte nullement 30% de néerlandophones ! :
1) Elections législatives du 10 juin 2007
Cantons bruxellois de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde
Listes francophones : 88,5% - listes néerlandophones : 11,5%
2) Elections communales du 8 octobre 2006 dans les 19 communes
Nombre de conseillers communaux
Listes francophones : 88,2% - listes néerlandophones : 11,8%
3) Actes de l’état civil (naissances, décès, mariages…) (2002)
Etablis en français : 90,8% - établis en néerlandais : 9,2%
_4) Déclarations fiscales à l’IPP/ 19 communes (2002)
Etablies en français : 90,4% - établies en néerlandais :9,6%
5) Demandes d’immatriculation des véhicules/19 communes (2002)
Etablies en français : 90,8% - établies en néerlandais : 9,2%
6) STIB/ demandes d’abonnements gratuits pour les -12 ans (2005)
En français : 93,3% - en néerlandais : 6,7%
7) Permis d’urbanisme /19 communes (2004)
En français : 92% - en néerlandais : 8%

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