Pour Olivier Maingain, le confédéralisme est une machine de guerre économique contre Bruxelles

Le lundi 31 mai 2010 Bookmark and Share

Le lundi 31 mai 2010

Interviewé ce lundi 31 mai dans les colonnes du quotidien « Le Soir », Olivier Maingain a clairement expliqué que le confédéralisme, voulu par la plupart des partis flamands, créera une véritable guerre économique entre les régions s’il est appliqué en Belgique.

« Le confédéralisme est une machine de guerre économique contre Bruxelles" explique le président des Fédéralistes démocrates francophones « Derrière l’institutionnel, c’est un grand enjeu économique qui attend Bruxelles et la Wallonie. La Flandre doit trouver de nouvelles sources prospérité et, dans ce contexte, la conquête de la richesse de Bruxelles est essentielle pour elle. C’est la raison pour laquelle les partis flamands souhaitent le confédéralisme et pas le séparatisme qui leur ferait perdre Bruxelles. Ils veulent un maximum d’avantages : être très autonomes et faire un peu ce qu’ils souhaitent sur leur territoire tout en continuant à ponctionner Bruxelles en emplois et en richesse économique. L’inconvénient avec le séparatisme c’est que la Flandre serait en dehors de la Belgique et qu’elle n’aurait plus la tutelle de Bruxelles. En un mot, les Flamands veulent continuer à bénéficier de la vache à lait qu’est pour eux Bruxelles."

Précision d’Olivier Maingain : « La fonction européenne de Bruxelles est en train de prendre le dessus dans la prospérité de la Belgique. Si on percevait l’impôt sur les revenus du travail au lieu de prestation du travail, Bruxelles empocherait 647,5 millions € supplémentaires selon une étude parue dans Regards économiques de l’UCL en 2007. Une autre étude, réalisée par la Banque nationale en 2008, précise que les transferts de la Flandre vers Bruxelles s’élèvent à 212 millions €. La différence donnerait donc 435 millions de bénéfice pour Bruxelles. »

Olivier Maingain estime qu’un mécanisme de solidarité avec la Wallonie devrait alors être imaginé. Mais pas avec la Flandre. « Les Flamands subiront alors les conséquences de leur choix. Soyons sérieux, ils ne peuvent pas vouloir la plus parfaite autonomie de la Flandre, y compris en faisant une concurrence fiscale aux portes de Bruxelles via la régionalisation souhaitée de l’impôt des sociétés, sans vouloir rendre à Bruxelles l’argent dû au travail de deux qui viennent y travailler. »

La revendication des FDF n’est donc pas le simple refinancement de Bruxelles mais bien l’imposition sur le lieu du travail.

Guy Debisschop Porte-parole

-


Articles les plus lus